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Investissement

L’OCDE invite la Russie à intensifier ses efforts pour attirer les IDE après la récente libéralisation du rouble

 

05/06/2006 - Il est nécessaire que la Russie intensifie ses efforts pour attirer l’investissement direct étranger (IDE) à la suite des mesures qu’elle a prises ce week- end pour rendre le rouble totalement convertible, afin de renforcer son économie et de réduire sa dépendance à l’égard des recettes pétrolières et gazières, selon des analystes de l’OCDE.

Un nouvel Examen de l’OCDE des politiques de l’investissement – Fédération de Russie : pour une politique de l’investissement plus transparente (2006), analyse l’évolution du cadre réglementaire de l’investissement en Russie au cours des dernières années. Cette étude constate que si l’IDE a progressé au cours des deux dernières années, la Russie attire relativement peu d’investissements par comparaison avec les pays de l’OCDE ainsi qu’avec d’autres économies émergentes, compte tenu de la taille de son économie et son niveau de développement. L’IDE en Russie a atteint 14,6 milliards de dollars des Etats-Unis en 2005, mais en pourcentage du PIB, il était au-dessous de 3%, chiffre inférieur par exemple à celui observé pour la Pologne (4,9%).

Le 1er juillet 2006, la Russie a supprimé tous les contrôles des changes applicables au rouble, le rendant totalement convertible. "L’instauration de la convertibilité du rouble est une mesure positive pour renforcer la confiance des entreprises et accroître les flux d’investissements en Russie. Elle est conforme aux recommandations formulées par l’Examen de l’OCDE des politiques de l’investissement de 2004" a déclaré Blanka Kalinova, de la Division de l’investissement de l’OCDE.

"Cependant, pour que cette mesure ait une incidence durable il faut que les autorités russes l’accompagnent par d’autres mesures, notamment des obligations suffisamment strictes d’information sur les transactions et un contrôle prudentiel rigoureux des institutions financières".

Une part importante des flux d’investissements étrangers enregistrés jusqu’à présent provient probablement d’actifs russes détenus à l’étranger et réinvestis en Russie, plutôt que d’investisseurs étrangers apportant des capitaux nouveaux dans l’économie russe, selon l’OCDE. C’est ainsi qu’en 2005 28% des IDE provenaient de Chypre.

Pour concrétiser pleinement son potentiel en matière d’investissement, compte tenu de ses ressources naturelles, de son vaste marché intérieur et de ses salaires relativement faibles, il est nécessaire que la Russie mette fin aux restrictions auxquelles doivent faire face les étrangers désireux d’investir dans des entreprises. Malgré des progrès notables, les obstacles restent importants dans certains secteurs, notamment ceux de l’énergie, des assurances et des transports, et l’étude de l’OCDE préconise leur réduction.

La corruption continue à poser d’importants problèmes. Une amélioration de la transparence des politiques suivies est nécessaire. Selon une étude effectuée en 2005 par l’OCDE sur les entreprises étrangères exerçant leurs activités en Russie, l’obtention de permis de travail nécessite un délai important, de même que l’enregistrement de terrains ou de biens immobiliers. La durée de ces procédures devrait être réduite. Par ailleurs, de nouvelles réglementations sont souvent instaurées sans consultation préalable des entreprises, ce qui rend la politique suivie encore plus imprévisible.

La nouvelle législation relative aux zones économiques spéciales et aux "concessions" adoptée par le Parlement russe en 2005 constitue une mesure positive, selon le rapport, mais il est nécessaire d’appliquer ces réglementations, en particulier en ce qui concerne les concessions, d’une manière transparente et non discriminatoire pour qu’elles permettent d’attirer de nouveaux investisseurs étrangers.

Un projet de loi sur les secteurs stratégiques, qui devrait être examiné par le Parlement russe en décembre 2006, constituera un révélateur de la volonté de transparence du gouvernement, notamment dans le secteur de l’énergie. L’OCDE recommande que ce projet de loi sur les secteurs stratégiques définisse avec précision les secteurs concernés, limite le champ d’application des restrictions aux prises de contrôle étrangères sur des entreprises nationales en interprétant strictement la notion d’intérêts essentiels de la sécurité, et qu’il fixe des délais précis pour la notification des décisions gouvernementales aux candidats.

L’Examen de l’OCDE des politiques de l’investissement – Fédération de Russie : pour une politique de l’investissement plus transparente (2006), est disponible en anglais pour les journalistes auprès de la Division des relations avec les médias de l’OCDE (tél. + 33 1 45 24 97 00). Le rapport sera en vente prochainement en format papier ou en format électronique via la Librairie en ligne de l’OCDE. Les abonnés et les lecteurs des institutions abonnées pourront consulter l'étude via SourceOCDE.

Pour plus de précisions, les journalistes sont invités à contacter Blanka Kalinova, Economiste principale à la Division de l’investissement, qui assure le secrétariat du Comité de l’investissement de l’OCDE (tél. + 33 1 45 24 89 23).

 

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