Réunion des Ministres des finances et des Gouverneurs de banques centrales du G20 - Session 2: Questions relatives au secteur financier, 26 février 2021

 

Allocution de M. Angel Gurría,

Secrétaire général, OCDE

Paris, 26 février 2021

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais dire tout d’abord que je me réjouis vivement de l’initiative consistant à rétablir le Groupe d’étude sur la finance durable et je tiens à saluer la Chine et les États-Unis qui en assurent la co-présidence.

Les efforts déployés pour privilégier des investissements permettant de décarboniser les économies s’accélèrent. Les investisseurs institutionnels qui gèrent plus de 30 000 milliards USD d’actifs utilisent désormais des indicateurs ESG, et dans les pays de l’OCDE, nombre d’entreprises s’attachent à présenter des rapports ESG.

Pourtant, des écueils considérables demeurent, qui réduisent la propension de la finance durable à favoriser efficacement la concrétisation de l'objectif « zéro émission nette » ainsi que la préservation de la biodiversité :

  • Premièrement, la progression des investissements conformes aux critères ESG est actuellement freinée par des incohérences dans les données et par le manque de comparabilité entre les différents critères ESG et méthodes de notation.
  • Deuxièmement, si un grand nombre d’initiatives de premier plan sont axées à juste titre sur la matérialité financière et le changement climatique, nous devons également nous préoccuper de la matérialité environnementale, et nous assurer de la contribution positive de la finance durable à la réalisation des objectifs environnementaux.
  • Troisièmement, les cadres établis pour le suivi et l’évaluation des actifs échoués, des plans pour la transition et des solutions vertes sont trop rares.

Face à ces difficultés, l’OCDE s’emploie à dresser un inventaire des indicateurs ESG afin de promouvoir des bonnes pratiques communes pour l’utilisation de ces indicateurs et de préparer le terrain en vue de la définition d’indicateurs ESG et de principes de notation mondiaux. Nous tiendrons le Groupe d’étude sur la finance durable informé des résultats de ces travaux d’analyse.

Enfin, j’aimerais parler brièvement de l’inclusion financière. Il est clair que le numérique est essentiel pour améliorer l’inclusion financière des groupes vulnérables et des PME, à condition de veiller à leur offrir un accès adéquat et inclusif aux technologies et infrastructures numériques et de leur permettre d’acquérir un niveau de compétence numérique approprié.

Le Réseau international de l’OCDE sur l’éducation financière (INFE) et le Groupe de travail OCDE/G20 sur la protection financière des consommateurs, dont font partie l’ensemble des membres du G20, travaillent en étroite collaboration avec le Partenariat mondial pour l’inclusion financière (GPFI) sur ces deux aspects. Nous souhaitons encourager tous les membres du G20 à participer à l’étude de l’INFE sur la culture financière dans les MPME dans le contexte de la crise du COVID-19.

Vous pouvez continuer à compter sur l’OCDE pour œuvrer à l’avènement d’une finance plus durable, plus verte et plus inclusive.

Je vous remercie de votre attention.

 

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