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Petites et moyennes entreprises et le commerce

Faciliter la participation des PME aux échanges mondiaux

Dans tous les pays, quel que soit leur niveau de développement, les petites et moyennes entreprises (PME) jouent un rôle essentiel dans la création d’emplois (elles représentent en général de 60 % à 70 % des emplois nationaux) et peuvent constituer une importante source de croissance économique. Il a été démontré également qu’elles concouraient à l’inclusion économique, par exemple en favorisant la participation des femmes dans l’entrepreunariat et l’emploi.

Malgré leur contribution à l’économie et à la société aujourd’hui, les PME restent souvent sous-représentées dans les échanges internationaux. Elles ne réalisent ainsi qu’une faible part des exportations, par rapport à leur place dans l’activité et l’emploi en général. Cette situation tient en partie au faitqu’elles disposent de moins de resources pour faire face aux coûts élevés souvent associés aux marché internationaux. Les entreprises de petite taille rencontrent aussi davantage de difficultés que les grandes entreprises pour évoluer sur les marchés étrangers, car elles sont moins bien armées face à la complexité des réglementations.

Le développement des chaînes de valeur mondiales (CVM) et la transformation numérique offrent aux PME des nouvelles possibilités d’intégration dans l’économie mondiale. Il s’agit avant tout pour les pouvoirs publics de créer l’environnement le plus favorable pour aider les PME – et tous ceux qu’elles emploient – à tirer parti de ces possibilités.

Les chaînes de valeur mondiales offrent de nouvelles perspectives aux PME

Ces dernières décennies, la fragmentation de la production entre les pays n’a cessé de s’accentuer au-delà des frontières et au travers de chaînes de valeur mondiales au sein desquelles les entreprises se spécialisent, en fonction de leur avantage comparatif, dans différentes tâches ou processus à l’œuvre dans la fabrication du produit fini.

Alors que les grandes entreprises et les multinationales sont les principales forces motrices des CVM, les petites entreprises peuvent aussi prendre part de diverses manières aux CVM et en bénéficier. Par exemple, c’est le cas lorsqu’elles occupent des segments particuliers de la production plutôt que d’avoir à maîtriser tous les processus menant à la production du bien final. Elles peuvent aussi tirer parti de leur plus grande souplesse et ont souvent la capacité à personnaliser et différencier les produits afin de répondre rapidement à l’évolution des conditions du marché et aux cycles de vie de produits de plus en plus courts.

Les PME peuvent prendre part aux CVM en exportant directement un bien ou un service intermédiaire àune personne ou une entreprise, mais aussi en exportant indirectement, c’est-à-dire en fournissant localement des multinationales en produits destinés à être exportés. Aussi, elles peuvent profiter de l’accès plus facile qu’offrent les CVM à des importations à prix concurrentiels, ou de la diffusion des connaissances et des technologies des grandes entreprises (ou entreprises « chefs de file ») qu’elles approvisionnent.

La transformation numérique peut contribuer à réduire les coûts des échanges

La transformation numérique a aussi ouvert aux PME de nouvelles possibilités de rejoindre l’économie mondiale en donnant naissance à une génération d’entreprises « nées globales ». L’accès aux technologies numériques atténue les obstacles à l’entrée sur les marchés mondiaux et permet aux PME d’acquérir une envergure internationale à moindre coût ; il est maintenant plus facile aujourd’hui pour les petites entreprises de prendre part aux CVM, de trouver des clients à l’étranger et de procéder à des paiements internationaux. La promotion de la connectivité numérique, en améliorant la qualité des infrastructures numériques et en abaissant les coûts d’accès, permettra aux petites entreprises de tirer pleinement avantage de la révolution numérique des échanges.

Quelles politiques publiques pour aider les PME à tirer profit des marchés mondiaux ?

De manière générale, les PME doivent faire face aux mêmes obstacles que les grandes entreprises, mais en subissent souvent les répercussions de façon disproportionnée. C’est pourquoi, lorsque les décideurs politiques prennent des mesures pour abaisser les coûts commerciaux, faciliter les échanges, renforcer la connectivité et réduire les obstacles aux échanges de biens et de services, les PME en profitent tout comme les grandes entreprises. Les travaux de l’OCDE et de la Banque mondiale dont il est rendu compte dans Inclusive Global Value Chains: Policy Options in Trade and Complementary Areas for GVC Integration by SMEs and Low-Income Developing Countries donnent des indications précises sur la manière dont l’action publique peut contribuer à des CVM plus inclusives.

Actualités

Cartographie de la participation des petites et moyennes entreprises de l'ANASE aux chaînes de valeur mondiales

Cette étude identifie la manière dont les PME des économies de l'ANASE participent aux chaînes de valeur mondiales en combinant des données au niveau de l'entreprise avec la base de données Trade in Value Added (TiVA).

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